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Dossier : connaître les techniques pour maigrir
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Défini par l'Organisation mondiale de la santé et appelé BMI (Body Mass Index) en anglais, l'IMC est un indice de référence visant à évaluer les risques liés au surpoids chez l'adulte. Il est égal au poids (en kg) divisé par le carré de la taille (en m).
Procédé consistant à effectuer une lipo de démarrage afin d'aspirer toutes les surcharges pour motiver la patiente. On enchaîne avec un suivi nutritif, puis, au bout d'un an, on peut pratiquer une dernière lipo de confort. En agissant sur la longueur, on laisse le temps à la peau de se rétracter.
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La graisse humaine, matière première de la beauté - publié le 13/12/2008Entre avoir quelques kilos de trop, un réel surpoids ou friser l'obésité..., il y a une grande différence à laquelle un accompagnement nutritif et l'avancée des techniques d'amaigrissement sont aujourd'hui en mesure de répondre. De la lipoaspiration à la chirurgie en passant par le ballon gastrique, la Clinique Élysée Montaigne fait le point pour vous.

Nous ne sommes définitivement pas tous égaux face à l'embonpoint mais nous avons par contre tous une image rêvée de nous-mêmes. Une idée, même vague, de ce
qui pourrait être notre poids idéal. Oui mais voilà, maigrir ce n'est pas seulement faire un régime, c'est prendre conscience de notre morphologie, de nos habitudes
alimentaires, mauvaises ou bonnes. C'est aussi tenir compte de notre psychologie, de notre histoire personnelle, de nos humeurs, envies et préférences. C'est enfin
accepter les changements de notre corps contre lesquels on ne peut pas toujours lutter. Savez-vous, en effet, qu'en moyenne, les femmes prennent un kilo tous les
cinq ans ? Une donnée qui n'est pas forcément due à une augmentation de l'alimentation mais au fait que nous perdons en vieillissant de la masse musculaire.
Fort de ces constatations, rien n'empêche de se concocter un programme adapté. Il faudra d'abord faire le point sur nos objectifs pour ensuite déterminer comment
et qui consulter. Car à chaque profil sa stratégie thérapeutique.
1,5 à 10 kilos de trop, ce n'est pas un drame, mais cela empoisonne souvent le quotidien de certains. Rien ne sert pourtant de vous lancer dans un ultime régime, de vous jeter sur le dernier remède en vogue vanté par votre magazine préféré. « Ce genre de diète réalisée à la va-vite est à éviter à tout prix » confie le docteur Pierre Azam, nutritionniste au Centre international de traitement du visage. « Perdre du poids rapidement et n'importe comment, c'est l'assurance de tout reprendre et d'accentuer l'effet « yoyo ». Un régime mal adapté peut faire des dégâts sur l'organisme en occasionnant une perte de muscle, de trace osseuse, une déshydratation ou même une fonte du derme. » Ainsi, en voulant se débarrasser du gras, on risque bien de perdre ses muscles, sa silhouette et surtout son moral. Alors, avant d'opter pour un régime, posez-vous plutôt les bonnes questions. Comment ai-je pris ou repris ces kilos ? Ai-je déjà pesé moins que ça et quand ? Ai-je fait des écarts, mangé n'importe quoi ? Etc.
Ce qui importe, c'est de se fixer un objectif réalisable pour ensuite solliciter l'aide d'un spécialiste. Le savoir-faire d'un nutritionniste est souvent nécessaire pour vous aider à faire
le point. Il reviendra avec vous sur votre passé alimentaire, votre comportement et il évaluera également votre état physique en déterminant avec précision votre composition
corporelle. « Les balances à impédance permettent aujourd'hui de donner la proportion de masse grasse, de masse maigre, d'eau, de masse osseuse et musculaire de l'organisme. C'est
une aide pour établir notre diagnostique » précise Pierre Azam. Après une écoute et beaucoup de dialogue, le médecin met en place avec le patient le régime le plus adapté
à sa situation. Un programme qui nécessite souvent pour l'intéressé de changer ses habitudes et son rythme de vie... Il faut donc être réellement prêt à fournir des efforts.
Dans certains cas pourtant, le régime n'est pas forcément le meilleur choix. Parfois en effet, le mal être tient plus à un problème de silhouette que de poids. Plutôt que
quelques kilos en trop, certaines femmes ont en fait des kilos mal placés. « La graisse se localise le plus fréquemment sur les jambes, les cuisses ou les genoux et résiste
aux différents régimes. C'est là qu'intervient le génie de la lipoaspiration ou de la lipo-structure » constate Laurent Halimi, chirurgien plasticien opérant à la Clinique
Élysée Montaigne. « En fonction de l'âge et des motivations de la patiente, la technique peut se substituer à un régime. Face à une femme un peu ronde dépassant la quarantaine,
je préfère pratiquer une lipoaspiration plutôt qu'un régime qui va lui faire perdre 5 kilos mais la vieillir, en creusant son visage et en affaissant sa poitrine. » Dans d'autres
cas, la lipoaspiration s'avère être une réponse à des problèmes de poids plus sérieux.
10, 15 voire 20 kilos de trop... La situation diffère, les techniques aussi. Faut-il recourir au régime ou à la lipoaspiration ? « On peut très bien associer les deux » assure Laurent Halimi. Le procédé s'appelle le lipo starter. Il s'adresse à des patientes jeunes qui présentent une prise de poids vraiment importante à force d'avoir enchaîné régime sur régime ou suite à plusieurs grossesses. Dans leur cas, cette technique légère, qui n'occasionne pas de cicatrice, est utilisée avant même de lancer le régime.
« C'est une lipo de démarrage qui consiste à aspirer toutes les surcharges pour motiver la patiente. On y ajoute ensuite un suivi nutritif, puis, au bout d'un an, on peut pratiquer une dernière lipo de confort. En agissant sur la longueur, on laisse le temps à la peau de se rétracter. »
Pour le chirurgien, il s'agit d'éviter une diète inadaptée qui fera certainement fondre la patiente de 10 à 15 kilos mais qui provoquera inéluctablement des excédents cutanés empêchant ensuite toute intervention. Dans ce dernier cas, il ne reste, en effet, souvent plus que le recours à la plastie abdominale. Une opération consistant à enlever l'excès de peau situé dans la partie basse du ventre et qui laisse une cicatrice. On l'a bien compris, la rapidité, la précipitation à maigrir sont les ennemis de la silhouette. Exaspérées par des régimes à répétition, certaines personnes se retrouvent donc dans l'impasse. Face à ces situations, les médecins nutritionnistes sont moins enclins à recommander de fortes pertes de poids qu'autrefois. Ils craignent le retour, à l'arrêt du traitement, à un poids encore plus élevé que celui de départ. De plus, quand l'échec est là, il est très mal toléré sur le plan psychologique.
Défini par l'Organisation mondiale de la santé et appelé BMI (Body Mass Index) en anglais, l'IMC est une référence visant à évaluer les risques liés au surpoids chez l'adulte. Il s'accompagne d'une échelle d'intervalles standards à laquelle le rapporter, et qui a été définie en corrélant l'indice mesuré et le taux de mortalité constaté. Nous sommes ainsi classifiés dans des catégories allant de la dénutrition à l'obésité massive.
| Formule | IMC (kg.m-2) | État |
|---|---|---|
MasseTaille2 | <16,5 | Dénutrition |
| 16,5 à 18,5 | Maigreur | |
| 18,5 à 25 | Corpulence normale | |
| 25 à 30 | Surpoids | |
| 30 à 35 | Obésité modérée | |
| 35 à 40 | Obésité sévère | |
| >40 | Obésité morbide ou massive |
Il leur faut bien pourtant trouver une solution surtout lorsque l'excès de poids entraîne un danger vital. Aussi, lorsque l'IMC (indice de masse corporelle donnant le rapport poids/taille) balance entre 30 et 40, que les patients doivent perdre de 15 à 25 kilos, le ballon intra-gastrique peut être une alternative au régime drastique ou à une intervention chirurgicale.
Placé dans l'estomac pour une période transitoire de six mois, le ballon procure une sensation de satiété qui facilite non seulement la perte de poids mais encourage le patient à contrôler son alimentation. « Par un suivi nutritif adapté, on l'aide à adopter un nouveau comportement, à prendre de bonnes habitudes » explique Pierre Azam. Loin d'être une pilule magique, le ballon est une technique douce destinée à modifier le mode de vie du patient, à consolider et prolonger la perte de poids. Abandonné il y a plus de vingt ans à cause d'un défaut de conception, le programme du ballon intra-gastrique a, depuis, bénéficié des avancées de la recherche. Il a refait surface il y a quelques années. Depuis son apparition sous sa forme moderne, plus de 50 000 ballons ont été posés en Europe.
Entre temps, une autre technologie médicale a également fait ses preuves ; la gastroplastie (ou anneau gastrique). Destiné à des personnes qui présentent un IMC supérieur à 40, le procédé est aussi spectaculaire qu'efficace. Une solution pratique et scientifique destinée à des patients qui n'ont d'autres choix que d'alléger leur surcharge pondérale. Cet anneau en silicone, dont le calibre est modifiable facilement, est placé autour de la partie supérieure de l'estomac. En diminuant le volume de l'estomac, il ralentit le passage des aliments et permet au patient de retrouver une sensation de satiété souvent perdue. La méthode n'est pas anodine et requiert donc un accompagnement médical et nutritif sérieux.
Elle est cependant réversible, l'anneau peut être retiré, alors que le dernier procédé, la réduction des intestins, l'est difficilement.
Opération ultime, le bypass consiste à réduire le volume de l'estomac et à modifier le circuit alimentaire. C'est une intervention complexe prévue pour entraîner une perte de poids très importante. Elle nécessite un bilan pré-opératoire et post-opératoire complet, un matériel adapté et, comme toutes les autres techniques, un suivi très serré. Car, vous l'aurez compris, quel que soit le procédé qui vous correspond, l'accompagnement médical est toujours indispensable.
Défini par l'Organisation mondiale de la santé et appelé BMI (Body Mass Index) en anglais, l'IMC est un indice de référence visant à évaluer les risques liés au surpoids chez l'adulte. Il est égal au poids (en kg) divisé par le carré de la taille (en m).
Procédé consistant à effectuer une lipo de démarrage afin d'aspirer toutes les surcharges pour motiver la patiente. On enchaîne avec un suivi nutritif, puis, au bout d'un an, on peut pratiquer une dernière lipo de confort. En agissant sur la longueur, on laisse le temps à la peau de se rétracter.
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